10 astuces pour mettre en place un cadre bienveillant chez soi

Avant d’aborder nos astuces, une petite introduction pour remettre le cadre dans son contexte.

  • LE CADRE BIENVEILLANT C’EST QUOI?

C’est l’ensemble des règles applicables à toute la famille, qui permettent de vivre ensemble sereinement.

Il est fixé par les parents pour ce qui est des grandes lignes (suivant les valeurs qu’ils souhaitent transmettre, leurs besoins, leurs limites et leurs responsabilités parentales). Puis, il est investi par les enfants afin qu’ils aient un pouvoir décisionnaire et se sentent écoutés et pris en compte.

Dans ce cadre, sont aussi expliquées les conséquences logiques et naturelles qui arriveront si les règles n’étaient pas respectées. Il n’y a donc pas de surprises ni pour les uns, ni pour les autres. C’est un peu comme un panneau du code de la route : il vous indique la vitesse maximum, vous laisse établir votre vitesse jusqu’à la limite et si vous la franchissez, vous laisse seul responsable de l’accident que vous risquez (logique et naturel).

J’aime beaucoup l’idée d’Agnès Dutheil (auteur et conférencière en parentalité) qui imagine le cadre familial comme un cadre de tableau, avec la liberté de choix des enfants à l’intérieur symbolisée par les gribouillis qui partent dans tous les sens ( ci-dessous l’illustration que nous et nos enfants  imaginons ensemble de notre cadre familial).

 

  • POURQUOI ETABLIR UN CADRE BIENVEILLANT ?

 

  • En premier lieu par mesure de sécurité : que ce soit pour des raisons physiologiques (maturité du cerveau) ou d’inexpérience, l’appréhension du danger lorsque l’on est enfant ou adulte n’est pas la même… (routes; eau chaude; plaques de gaz etc…)

 

  • Vivre ensemble sans s’épuiser: mettre des règles communes permet à tout le monde de savoir ce qu’il est possible de faire ou non ;

 

  • Permettre aux enfants d’être décisionnaires dans la vie de famille, de s’investir et de se sentir écoutés et valorisés : pas de rapport dominant/ dominé ;

 

  • Permettre à nos enfants de grandir en se sentant sereins ! Je reviens sur le code de la route : oui il est parfois casse-pied ce code, mais circuler sans, serait aussi anxiogène et dangereux que marcher au bord d’une falaise les yeux bandés : « qui passe ; qui ralentis ; qui s’arrête etc… ». C’est exactement pareil pour les enfants.

 

  • Apprendre aux enfants les codes sociaux :

Certains diront «  c’est de l’adultisme »; d’autres diront « c’est la base d’une éducation autoritaire ». De mon point de vue, c’est donner à un enfant les moyens de s’intégrer dans la vie sociale tout en sachant s’adapter aux situations plaisantes ou déplaisantes avec bienveillance ; sans égocentrisme : « dire bonjour ; demander poliment ; laisser sa place à une personne enceinte ou âgée dans le bus ; remercier lorsqu’une voiture s’arrête pour nous laisser traverser … »

  • Leur apprendre à gérer la frustration :

Dans un foyer comme dans une école, un club de sport ou une entreprise, des règles sont mises en place pour que la cohabitation se passe au mieux pour tous. Elles ne conviennent pas forcement à tout le monde mais apprendre à un enfant à accepter et gérer cette frustration est un énorme cadeau pour son avenir !

 

  • NOS 10 ASTUCES POUR METTRE EN PLACE UN CADRE CLAIR ET BIENVEILLANT:

 

1/ Anticiper et accorder les violons sans les enfants

En discuter en couple si l’on est en couple ou prendre le temps de faire un point seul pour bien réfléchir au cadre que l’on souhaite mettre en place, avant d’en parler avec les enfants.

En couple, chacun n’aura pas le même point de vue et il est primordiale que les enfants aient le même son de cloche. On ne peut pas demander à des enfants de respecter des règles sur lesquelles les parents sont en désaccord. Il n’y comprendront rien.

Cela nécessite de la préparation mais il est certain que c’est du temps de qualité gagné après .

 

2/ Choisir un thème à la fois et le traiter dans sa globalité:

 Trop d’informations, tuent l’information et les enfants ne peuvent pas tout assimiler en même temps.

Chaque thème est traité dans son ensemble de manière à ce qu’une fois le sujet clos, il n’y est plus besoin de revenir dessus tous les jours. Si vous choisissez de parler des repas, n’hésitez pas à faire le tour du sujet : qu’est-ce qu’on y fait; la préparation; la mise des couverts; le déroulé; les sorties de table etc… Parlez de tout en restant bien ciblé sur le thème et choisissez un autre jour pour un autre thème ( le coucher; les sorties…) .

 

3/ Structurer la façon d’établir le cadre:

A chacun ses supports, en voici un assez efficace  pour préparer ses règles. Je vous invite à l’utiliser avant d’être avec les enfants s’ils sont petits et avec au-delà de 5-6 ans: les plus grands auront surement pleins d’idées à proposer!

Le  POUR QUI – POURQUOI – VALEURS – COMMENT

POUR QUI : A qui s’adresse ce moment, cette tâche, cette action ?

POURQUOI : A quoi sert ce moment, cette tâche, cette action ?

VALEURS : Quelles valeurs vais-je transmettre à travers ce thème ?

COMMENT :

Il y a deux parties distinctes :

  • le « comment » des parents (le cadre) : ce qui est négociable ou pas
  • le « comment » des enfants (leurs choix ): qui sera évoqué après vous

( voici un exemple règles de repas « propre à sa famille »)

 

4/ Expliquer clairement le cadre, le pourquoi et comment à son enfant.

 Chaque règle doit être lue, expliquée et comprise par les enfants.

Le fait que les décisions soient logiques aidera votre enfant à comprendre les règles et il se sentira beaucoup plus investi . Pour les plus petits, le support papier leur permet de se faire relire les règles de temps en temps (détail non négligeable ^^).

 

5/Etre ferme et clair avec ce qui est négociable et ce qui ne l’est pas.

« Pourquoi cette règle est si importante pour moi ? Est-ce que j’envisagerais qu’elle soit négociée ou pas ? »

Si pour vous il est inconcevable de ne pas manger ensemble à table car contraire à vos valeurs, faites-en une règle non négociable.

Si en revanche la place à table ne représente pas un sujet capital, laissez vos enfants choisir lorsqu’ils en ont envie. Tout est une question de dosage et l’essentiel est de se poser les bonnes questions pour obtenir un cadre de vie propre à VOS VALEURS, VOTRE FAMILLE et dans lequel TOUT LE MONDE s’épanouit.

 

6/ Laisser le choix aux enfants

 L’objectif d’un cadre bienveillant est de laisser les enfants investir les règles de la maison et de sortir de l’autoritarisme.

Oui il y a des sujets sur lesquels vous ne pourrez faire de compromis, mais sur d’autre il est essentiel de laisser vos enfants décider pour ne pas se sentir toujours  « dans l’obligation de » …

Reprenons l’exemple du repas :

Si pour vous faire participer tout le monde à la mise en place du repas est important, vous pouvez en revanche laisser vos enfants choisir la façon dont ils vont participer.

C’est une excellente façon de leur apprendre à se responsabiliser  et de leurs permettre de se sentir libres de choisir ce qu’ils veulent « dans ce cadre ».

 

7/ Enumérer clairement les conséquences logiques ou naturelles qui pourraient arriver à chacun si les règles n’étaient pas respectées.

J’exclue toute sorte de punitions qui n’auraient aucun lien de cause à effet : « il ne veut pas manger, je le punis dans un coin » ; « Il n’aime pas, je lui fourre dans la bouche… » …

En revanche, si la règle est :

« les sorties de table sont autorisées pour chercher des plats, aller au WC ou s’en aller lorsque l’on a fini le repas »

Et que votre enfant décide de partir jouer en plein repas :

«  es-tu sorti de table pour aller aux WC ou récupérer un plat? Non?Alors tu as donc finis de manger ».

Le cadre est clair, la réponse est ferme et la conséquence est logique (nul besoin de punir, humilier etc…)

 

8/ Etre cohérent et crédible dans ses règles :

La différence entre être craint et être respecté se joue sur l’exemplarité et le temps.

Ainsi, si les écrans sont interdits pour tous pendant le repas et 2 semaines après la mise en place du cadre le parent répond au téléphone à table, il n’y a plus ni crédibilité, ni cohérence. Cela suscitera un sentiment d’injustice et d’incompréhension pour l’enfant.

 

9/ Mettre des astérix ***!

La routine du soir ne peut pas être la même si vous faites la fête un samedi soir et c’est tant mieux! Il en est de même pour beaucoup d’autres règles.

Reprenons l’exemple du repas: afin de pouvoir mettre en place des repas différents, vous pouvez établir les exceptions à la règle avec un astérix. Elles sont exceptionnelles et font du bien à tout le monde!

« Les repas se passent à table et sans écran (*sauf lorsque l’on se fait une soirée plateau télé-dessin animé etc.… )»

Ces exceptions doivent marquer des temps particuliers et ne pas être récurrents sinon votre enfant ne comprendra plus rien.

 

10/ Organisez des conseils de famille !

Mettez-en place un « conseil de famille », dont la durée ne dépasse pas 20-25 minutes et évoquez ce sujet autours d’un apéro ou d’un café/goûter.

Faites-en un moment convivial afin que toutes les conditions soient réunies pour que « règles de la maison » rime avec « coopération » et non « soumission »

 

Pour résumer cet article, un cadre clair et bienveillant permettra à tout le monde de s’accorder sur les règles de la maison et de vivre plus harmonieusement.

Pour le mettre en place de façon simple et efficace, il nécessitera un peu de temps et d’investissement personnel au démarrage mais  ce n’est que pour mieux vivre les moments en famille après !

 

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