Comment gérer les conflits dans la fratrie ?

Comment gérer les conflits dans une fratrie ?

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Votre vie ressemble-t-elle à une pub pour le Nutella ? Vous savez, celle où tout le monde mange des tartines en rigolant, celle où les enfants jouent ensemble et se taquinent en riant aux éclats ! Je parie que non ! (sinon vous n’auriez pas cliqué sur le titre de cet article, où il est question des conflits dans une fratrie !)

Eh bien, sachez que vous n’êtes pas seul.e ! Comme dans une famille sur deux, vos enfants se bagarrent certainement au moins une fois par jour pour tout et n’importe quoi. Comment faire pour apaiser les conflits dans une fratrie ? Explorons quelques pistes…

 

Pourquoi y a-t-il des conflits entre frères et soeurs ?

Mais bon sang, pourquoi nos enfants passent-ils leur temps à se chamailler ? En fait, il faut comprendre que la rivalité entre frères et sœurs est naturelle. Dans une famille, les enfants se disputent toujours l’attention et l’exclusivité de leurs parents. La jalousie vient du fait que chacun dans la fratrie a toujours l’impression que l’autre vole l’amour de son père et de sa mère et ça bien sûr, c’est une sacrée frustration !

S’il y a autant de moments joyeux que de conflits dans la fratrie à la maison, c’est parce que les rapports fraternels sont ambivalents. Entre amour et haine, notre chère Françoise Dolto parlait de « jalousie fraternelle structurante ». Ces relations permettent à nos enfants d’explorer toute une palette d’émotions et de se construire en tant qu’individu. Pas toujours simple pour nous à accepter, mais au final les comportements de nos petits trésors sont très sains.

 

Conflits dans la fratrie – En tant que parents, comment peut-on réagir ?

Face à toutes ces querelles dans la fratrie, nous nous sentons parfois bien démunis ! Alors, quels types de réactions pourraient être adaptées ?

Encouragez vos enfants à trouver des solutions par eux-mêmes

Vous pouvez aussi permettre à vos enfants de prendre un peu de recul sur la situation, en reformulant dans un premier temps l’objet du conflit :

“Bernard, tu veux le camion rouge parce que c’est à toi. Et toi Jacqueline, tu la veux par ce que tu n’as pas encore eu l’occasion de jouer avec, c’est bien ça ?”

Parfois, prendre un peu de hauteur sur une situation peut permettre de calmer le jeu…

Et puis, posez-leur des questions pour qu’ils trouvent eux-mêmes des solutions. Les enfants sont souvent bien plus créatifs que nous !

Voici quelques phrases à tenter :

  • Je suis sûre que vous allez trouver une solution : quelqu’un à une idée pour régler le problème ?
  • Comment pouvez-vous vous débrouiller pour que chacun ait droit à son tour ?
  • Ton frère/ ta soeur à l’air vraiment contrarié.e. Que peux-tu faire pour qu’il/elle se sente mieux ?

Le but ici, c’est d’inviter vos enfants à trouver une solution tout en comptant sur votre soutien et votre présence. Restez à votre place de médiateur et faites-leur confiance, il y a de fortes chances pour qu’ils trouvent un compromis acceptable pour tout le monde.

 

Le message clair

Dans l’école de mon fils, les enfants sont invités à faire des “messages clairs” en cas de conflits. En quoi cela consiste ?

 

Première étape : L’enfant qui souhaite résoudre un conflit invite calmement l’autre enfant à l’écouter en lui disant : « J’ai besoin de te faire un message clair ». Le second enfant doit alors lui répondre « Je t’écoute » s’il est prêt à l’écouter bien sûr, sinon il faudra retenter de faire passer le message un peu plus tard.

 

Deuxième étape : Le 1er enfant exprime son émotion et la cause en commençant par je, par exemple : « je me sens en colère quand tu renverses ma tour », « j’ai peur quand tu cries à côté de moi », « je me sens triste quand tu n’écoutes pas ce que je te dis »… Si l’enfant est trop jeune pour mettre des mots sur ses émotions, il peut dire : « J’ai un nuage dans mon cœur parce que … »

 

Troisième étape : Le 1er enfant demande ce dont il a besoin. Exemple :

  • « Pourrais-tu m’aider à reconstruire ma tour ? »
  • « Pourrais-tu parler moins fort à côté de moi s’il te plaît ? »
  • « Pourrais-tu m’écouter quand je te parle ? »

 

Quatrième étape : Le 2d enfant essaie de répondre à la demande. Par exemple :

  • « Pardon, je veux bien t’aider à reconstruire ta tour. »
  • « Pardon, je vais essayer de parler moins fort quand je suis à côté de toi. »

 

Dernière étape : Le 1er enfant remercie le 2d : « Merci de m’avoir écouté. »

Je ne vais pas vous dire que ça marche à tous les coups, mais franchement pour l’avoir observé dans mon cadre familial, les enfants prennent vite l’habitude de faire des messages clairs. C’est comme un petit jeu pour eux et la communication s’améliore nettement. Au pire, ça ne vous coûte pas grand-chose d’essayer !

 

Et si le conflit dans la fratrie ne se résout pas ?

“Mais c’est lui qui m’a provoqué !”, “C’est pas juste, je l’avais avant !”

Bon parfois, on tourne en rond et malgré toutes nos tentatives, nos enfants n’arrivent pas à résoudre leur problème. La médiation ne permet pas d’avancer, chacun est bloqué sur l’objet de la convoitise…

Dans ce cas, proposez-leur de s’isoler chacun de leur côté pour que la tension redescende. Vous pouvez par exemple leur suggérer de prendre un livre, de jouer avec un kit de retour au calme ou bien de regarder le poster de retour au calme pour trouver une idée pour se calmer. Ensuite, vient le moment d’échanger et de trouver des solutions ensemble pour apaiser les tensions.

 

Les conflits dans la fratrie – Quand faut-il intervenir ?

Quand les chamailleries commencent entre frères et soeurs, l’intervention des parents ne devrait pas arriver trop vite. Pourquoi ? Parce que les conflits dans la fratrie permettent aux enfants de s’affirmer, d’apprendre à gérer les conflits et à développer leur autonomie.

Même si vous voyez bien que l’un de vos enfants trouve l’issue du conflit injuste, même si vous aimeriez que les désirs de chacun soient assouvis, il faut vous faire une raison : vous ne pourrez pas satisfaire toutes les envies de vos enfants ni les empêcher de se jalouser. Bien sûr, vous pouvez être présent pour suggérer des pistes de solution, mais il est préférable de laisser le choix final aux enfants.

Attention, s’il y a des paroles blessantes ou des coups, n’attendez pas pour intervenir ! Il est important que les enfants comprennent qu’il y a des limites et que la violence, qu’elle soit verbale ou physique, n’est pas autorisée.

Pour conclure, je souhaite partager avec vous une dernière petite réflexion… Vous savez aussi bien que moi que les enfants apprennent en imitant. Du coup, peut-être que nous les adultes, nous pourrions aussi essayer de régler nos conflits dans le calme en exprimant nos émotions et en cherchant à faire quelques compromis ? Nous pourrions ainsi leur offrir un exemple sur lequel s’appuyer… Plus facile à dire qu’à faire, n’est-ce pas ?

 

Vous avez d’autres astuces pour gérer les conflits dans la fratrie, partagez-les nous sous notre publication Instagram !

 

Mathilde - Plume d’or de la team Gigogne

Malgré sa formation d’éducatrice de jeunes enfants, elle aussi galère à élever les siens au quotidien ! Mathilde écrit pour proposer modestement quelques astuces aux parents et leur donner confiance en leur parentalité. Passionnée par les livres pour enfants, la gastronomie (pas pour cuisiner, plutôt pour la manger), mais véritable quiche en organisation, elle est accro aux produits de l’Atelier Gigogne et aux jeux de mots !

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